TOMBE DE LOUIS ET MARGALIDE LE BONDIDIER GAVARNIE-GEDRE



TOMBE DE LOUIS ET MARGALIDE LE BONDIDIER

Turon de la Courade

65120 GAVARNIE-GEDRE

TOMBE DE LOUIS ET MARGALIDE LE BONDIDIER

Description

L'histoire du Pyrénéisme à Gavarnie implique les grandes figures connues de l'ascensionisme (RAMOND, SCHRADER, RUSSELL...) ainsi que celles de leurs disciples et admirateurs, comme Louis et Margalide LE BONDIDIER, fondateurs du Musée Pyrénéen de Lourdes. Originaires de Lorraine, dès leur arrivée à Campan en 1901, tous deux partagent la passion des Pyrénées et le goût des ascensions en montagne. Ils réunissent en même temps une collection ethnographique exceptionnelle qui sera le support du futur Musée pyrénéen. Tandis que Louis LE BONDIDIER œuvre pour la réhabilitation des tombes de pyrénéistes à travers la France et à Gavarnie, Margalide son épouse réunit une collection de plantes pyrénéennes dont beaucoup sont issues de Gavarnie. Répondant à la demande de Louis LE BONDIDIER, la municipalité de Gavarnie s'engage à accueillir, "comme elle l'a fait pour Franz SCHRADER, la demande de ceux qui ayant aimé ses sites, sollicitent d'elle pour leur dernier repos un droit de cité posthume...". Alors que Margalide est en pleine activité au Musée de Lourdes sur des reproductions grandeur nature de tombes basques, elle réalise une pierre tombale à son nom. Cependant elle manifestera plus tard le désir de reposer au turon de la Courade à Gavarnie auprès de son mari. Celui-ci meurt le 8 janvier 1945 des suites d'une congestion pulmonaire, peu avant l'armistice du 8 mai. Une inhumation provisoire a lieu au cimetière de Lourdes. Succédant à son mari comme conservateur titulaire du musée de Lourdes, le 19 mars 1946, Margalide demande au préfet des Hautes-Pyrénées l'autorisation de transférer le corps de son mari au cimetière des pyrénéistes de Gavarnie. Le 31 août 1946, le président de la Commission Syndicale de la Vallée de Barèges accorde à Mme veuve LE BONDIDIER une concession gratuite à perpétuité de 4 mètres carrés de terrain pour la sépulture de son mari. Le terrain sera choisi sur le turon de la Courade, près du monument SCHRADER, "ayant pour vis-à-vis le cirque grandiose de Gavarnie et ses cascades" (citation d'un discours prononcé sur place). Dès le 25 juillet 1948, on peut voir au turon de la Courade la grande dalle qui recouvre le caveau où doit être transféré le corps de Louis LE BONDIDIER. L'inscription sur plaque de bronze, reprenant une citation de Franz SCHRADER, y figure déjà. La réinhumation de Louis LE BONDIDIER a lieu le 8 octobre 1948 au cours d'une messe solennelle agrémentée de discours, réunissant un large public parmi lequel figurent de nombreux pyrénéistes. Margalide LE BONDIDIER survivra quinze années à son mari, entièrement consacrée au musée de Lourdes et au développement du Pyrénéisme. Elle meurt le 2 mai 1960. Le 5 mai 1960, la cérémonie de funérailles à Lourdes est suivie par l'inhumation au turon de la Courade où la fosse peut accueillir les deux cercueils. Le turon de la Courade devient ainsi une sorte de panthéon des célébrités du Pyrénéisme, en relation avec les autres tombes de pyrénéistes regroupées dans le petit cimetière de l'église. Le monument funéraire des LE BONDIDIER est placé sur la hauteur du piton rocheux dénommé turon de la Courade, devant l'un des plus beaux panoramas offerts sur le cirque de Gavarnie. Il occupe une minuscule terrasse aménagée contre le rocher. Il est composé d'un caveau creusé à même le roc, recouvert d'une dalle en béton en trois parties, ornée d'une plaque en bronze rectangulaire sur laquelle figure l'épitaphe suivante, en lettres d'imprimerie majuscules : "Quand la montagne vous a pris le cœur, tout vient d'elle et tout vous y ramène" (citation de Franz SCHRADER). Sur le rocher, à l'arrière de la dalle tombale, sont fixés deux médaillons en bronze figurant les portraits de profil de Louis et Margalide LE BONDIDIER : il s'agit de copies des médaillons placés sur le Bastion Chausenque, sur l'esplanade haute du Musée pyrénéen de Lourdes. L'original du portrait de Louis LE BONDIDIER est l’œuvre de Ernest GABARD. Celui de Margalide a pu être fait par elle-même, entre 1948 et 1960. Sources : patrimoines.laregion.fr

Animaux acceptés : non

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